Journal d'information des "Bangards thannois"

Un spectacle censuré par la municipalité
11 mai, 2016, 13 h 08 min
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En décembre, un spectacle prévu dans les rues de Thann a été interdit par la municipalité. Problème d’organisation ? de sécurité ? de coût ? Rien de tout cela. Cette décision a été prise par le Maire et son équipe pour des raisons arbitraires et idéologiques. Il s’agit là d’un acte de censure culturelle inédit et inquiétant.

 

L’association des Fenêtres de l’Avent d’Uffholtz ne l’a su que tardivement : le spectacle prévu le 15 décembre à Thann dans le cadre des fenêtres décentralisées a été purement et simplement annulé par la municipalité. Pas d’excuse aux organisateurs, pas même une explication, et un « fenêtre en vadrouille surprise » imprimé à la hâte dans le programme officiel de la comcom. Selon nos informations, le spectacle n’aurait pas été du goût du Maire.

Le spectacle de rue en question (« A vendre ») est, il est vrai, plutôt caustique. Un agent immobilier cynique parcourt les artères de la cité, dénigrant ce qui n’est pas BCBG, décrivant les bâtiments publics et privés avec un humour grinçant, pour finalement vendre la commune et ses habitants aux enchères. Cela ne fait pas rire les plus coincés, mais le spectacle est d’une grande qualité et a tourné dans toute la France sans problème…

Virée comme une malpropre de Thann, la compagnie (qui avait déjà fait ses repérages dans notre cité) a finalement trouvé refuge à Schweighouse, drainant environ 200 personnes. Plusieurs communes de la comcom s’étaient d’ailleurs portées candidates suite à la défection thannoise, bien conscientes de l’apport d’une telle animation dans leurs rues. Le spectacle a en outre été également joué à Cernay et Uffholtz les jours suivants, avec le même succès.

Une ingérence qui laisse sans voix

Évidemment, en 14 éditions, les organisateurs des Fenêtres de l’Avent n’avaient jamais été confrontés à la censure politique. Choqués, voire amers, mais craignant sans doute de perdre les quelques subventions de la comcom en mesure de rétorsion s’ils ouvraient leur bec, les responsables se sont tus, préférant même ne pas répondre à nos sollicitations. Une autocensure, conséquence de la censure, c’est dire le climat délétère général que cette décision a engendré.

Au-delà de ce simple spectacle, c’est surtout une méthode qui inquiète. Ce genre de dérives se produit généralement sous des régimes autoritaires et n’a pas sa place à Thann. Le spectacle vivant, tout comme la littérature, est là pour éveiller les consciences. L’en empêcher, c’est considérer que la démocratie a ses limites, c’est décréter que le bon peuple ne doit pas réfléchir, c’est infantiliser les adultes en décidant à leur place qu’ils ne sont pas en mesure de comprendre le second degré.

La censure, dans notre démocratie du 21e siècle, est un acte inqualifiable, inexcusable, et tout un chacun est en droit de demander des comptes. Espérons simplement qu’il s’agisse là d’une erreur d’appréciation qui ne se reproduira jamais.



Où est Charlie ?
11 mai, 2016, 13 h 02 min
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Vous connaissez forcément « où est Charlie? », ce jeu où il faut retrouver dans un dessin un personnage habillé en rouge et blanc, caché dans la foule ou la nature.

A Thann aussi, désormais en vain, on cherche Charlie. L’esprit Charlie. Celui pour lequel le Maire s’était fait grand défenseur des libertés suite aux attentats parisiens de janvier 2015. Dans un intense moment d’émotion collective, Romain Luttringer avait alors exhorté chacun à défendre nos libertés et notre culture. « Ce sont des moments tragiques que vit la France et qui touchent aux valeurs fondamentales de notre République, valeurs de liberté, de liberté d’expression et de démocratie » (voir article de L’Alsace sur notre blog).

Déjà, en novembre, après les attentats de Paris, on avait commencé à douter. Alors que la plupart des maires de France bravaient les recommandations préfectorales pour donner du sens aux rassemblements populaires, le Maire de Thann n’avait concédé que sous la pression des Thannois à organiser une minute de silence devant l’hôtel de ville. Vite fait, bien fait, 60 secondes à peine, et maintenant déguerpissez.

Puis il y eut ce conseil municipal du 11 décembre pendant lequel Monsieur le Maire se fit de nouveau grandiloquent chantre de la liberté en ouverture de séance (« personne ne nous enlèvera notre liberté de penser et d’agir », voir compte-rendu sur le site de la Ville) avant de dénigrer tout le reste de la soirée la liberté d’expression, à travers une vindicte systématique de notre journal.

Le Bangard ? Des écrits stériles et déloyaux selon le Maire. Désinvolte et navrant, selon son Premier Adjoint. Et la suite de la séance ne fut que tentative de démonter les arguments délivrés dans notre premier numéro. Les deux édiles n’ont pas goûté la caricature, mais surtout, ils n’admettent pas qu’une autre façon de penser ait droit de cité dans leur royaume.

Le Bangard ne se pose pas en donneur de leçons. Il démontre aux Thannois qu’une autre manière de voir les choses existe, que des alternatives sont possibles. Et ceux qui contestent ce droit élémentaire à s’exprimer ne peuvent pas, en même temps, s’autoproclamer protecteurs des libertés individuelles.

liberte expression
Dernier épisode en date, le Maire a signifié au groupe minoritaire qu’il réduirait son temps de parole à sa portion congrue pendant les conseils municipaux si ses élus continuaient à « chipoter ». La menace est claire : «soit vous vous taisez, soit je ne vous donne plus la parole». Quel choix cornélien !



Un maire « apolitique »
11 mai, 2016, 12 h 32 min
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Comme aux élections départementales, M. Luttringer n’a pas daigné apporter son soutien à son adjointe, Claudine François-Wilser, lors des élections régionales. Et pour cause, notre maire est A-PO-LI-TIQUE.

« Je ne dépendrai d’aucun parti », avait-il répété à qui voulait bien l’entendre pendant la campagne électorale de 2014,  et même pendant son discours d’investiture. Mais il a suffi d’une petite frayeur électorale, d’un infime mouvement de panique, pour que notre Maire sorte du bois et affiche sa couleur politique.

Entre les deux tours des régionales, voilà Romain Luttringer signataire d’un appel à voter pour ses amis de la droite et du centre. Personne ne songera à lui reprocher ses convictions. Mais alors pourquoi les cacher jusque-là si ce n’est pour tromper une partie des électeurs thannois et de ses colistiers ?



Qu’est ce qu’un bangard ?
11 mai, 2016, 12 h 26 min
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Les Thannois savent que, de tout temps, la culture de la vigne et le commerce du vin ont joué un rôle déterminant dans le développement de la Ville. Il s’agissait donc de protéger le vignoble par des gardes-vigne, c’est-à-dire des Bannwart en dialecte, Bangards en français.

Ces bangards, chargés de surveiller vignes et récoltes, étaient nommés pour un an par le Magistrat (les autorités de la ville). Au nombre de quatre, ils devaient prêter serment de « garder fidèlement le ban communal et faire connaître à l’autorité » et de «veiller à ce que personne ne cause de dégâts à la ville ainsi qu’au ban ».

Le bangard était un bénévole : il renonçait ainsi au revenu d’une année pour rendre service à la collectivité. Les familles apportaient des provisions aux quatre bangards qui vivaient et dormaient à la cabane des bangards, qui subsiste encore de nos jours à coté du Relais Culturel. Le sentier viticole du Rangen, « La tournée du Bangard », rappelle également l’existence du bangard, si nécessaire aux Thannois.

tournee du bangard

Le rôle des bangards est aujourd’hui détaillé sur des panneaux explicatifs le long du sentier viticole du Rangen.



Des puces pour dynamiser le marché ?
11 mai, 2016, 12 h 03 min
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Voilà une idée que Le Bangard propose à la municipalité, une initiative qui non seulement ne coûte rien, mais qui pourrait rendre le marché de Thann plus attractif… et même rapporter quelques deniers !

Le marché du samedi matin est un moment important de convivialité pour les Thannois. Il permet de s’alimenter sainement, de se rencontrer, d’échanger, et le montant des locations contribue au budget de la Ville. Malheureusement, la place du Bungert est désormais à moitié vide.

Pourquoi, dès lors, ne pas utiliser une partie de cet espace et instaurer un petit marché aux puces hebdomadaire ? On pourrait imaginer une douzaine d’exposants différents chaque semaine, en créant une allée dédiée à cette activité.

En répétant l’opération tous les samedis de mai à septembre, cette initiative amènerait une nouvelle clientèle, fidéliserait ceux qui y viennent déjà, cela plairait aux touristes et, au passage, en demandant une petite participation aux exposants, la Ville empocherait entre 1500 et 2000 euros par an.
Chiche ?



Un parc plus sécurisé…
11 mai, 2016, 11 h 57 min
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parc albert 1er



Je rêvais d’un autre parc…
11 mai, 2016, 11 h 56 min
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Je rêvais d’un autre parc, où enfants, parents, grands-parents redécouvriraient les joies du spectacle enchanteur et apaisant de la nature, d’un sol vivant nous offrant une profusion de saveurs, d’authenticité, de respect et de gourmandises.

Je rêvais d’un autre parc où la liberté d’exister et de créer seraient les maitres mots. Où chacun trouverait matière à s’exprimer, un lieu d’échanges, de partages, d’apprentissages, d’entraide, de rencontres… de vie.

Je rêvais d’un autre parc… et la réalité me rattrape. J’apprends qu’en lieu et place d’un oasis de verdure au cœur de la ville, se dressera une muraille de fer abritant un kiosque à offrandes (cela dit, on pourra toujours y mettre des moutons…).

Heureusement, sans rêves, la réalité ne changerait pas… Certains utopistes trop peu entendus l’ont déjà démontré ! (cf : Colibris, « Demain – le film »…)

Je rêve d’un autre parc où 15000 m2 de pelouses et roses laisseraient place à une multitude de variétés de semences saines et locales de fruits et légumes. Rien que cette petite surface de l’espace public, cultivée de manière écologique, pourrait nourrir 150 familles (cf : permaculture, La ferme du Bec Hellouin).

En d’autres termes, les Thannois pourraient bénéficier tout au long de l’année de nourriture saine, locale et gratuite… ça vous semble fou ? Et pourtant… certaines villes le font (cf : « Les Incroyables Comestibles » de Pam Warhusrt et Joanna Dobson, éditions Acte Sud Colibris; Albi ville pilote pour l’autosuffisance alimentaire en 2020).

Je rêve d’un vrai parc, ouvert à tous les optimistes en être et en devenir et à toute heure de la vie, un lieu de bien-vivre ensemble, culturel, citoyen, collectif, collaboratif, créatif, innovant, festif, joyeux, animé, un éveil pour les êtres et les sens.

Et là il n’est pas question d’argent, juste la nécessité d’avoir l’envie de faire évoluer les consciences, changer notre perception des choses, mettre les mains à la terre, se mettre en marche vers la transition… mais pour l’instant, Albert a les boules ! Et moi aussi…

Je suis consciente que c’est le moment d’agir et d’initier l’idée des Incroyables Comestibles à Thann. Je lance un appel à tous les joyeux utopistes qui souhaiteraient participer à cette belle aventure de générosité,  à me contacter par mail: lesincroyablescomestiblesthann@gmail.com.

Lorsque les pouvoirs publics sont démunis, il reste au citoyen d’agir.

Pour en savoir plus : www.lesincroyablescomestibles.fr



Pétition contre la clôture du Parc Albert 1er
11 mai, 2016, 11 h 54 min
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Certains membres du Bangard ont décidé de lancer une pétition contre le projet de clôture au Parc Albert 1er, un projet considéré comme inutile, inesthétique, coûteux et symboliquement désastreux. Si vous souhaitez signer la pétition en ligne, rendez-vous sur cette page. Si vous souhaitez signer la pétition sur papier, contactez le 06 15 24 22 75



Waisch s’Neischta en Dann ?
11 mai, 2016, 11 h 40 min
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Kasch Zitung lasa we de wett, mer  red  emmer  weniger vu Dann. Der  Kanton Dann esch verschwunda. Ar  esch uf Sanna versetzt  wora.

Alles  geht  uf  Sanna. Fer d’Ikauf renna alla zu danna grossa Warahiser an der sanemer Croisière. Unsra  danner  Gschaftslit  schreia um Helf. A Liacht esch awer ufgange en Dann : mer han a neia Starn uf der Mairie : der Herr Maire. Ar hat dr Galdsack ufgmacht fer d’Wianachta un a  nei Beliachtung : vum Mensterplatz  zu der ganzi Hauptstross un sogar dur d’Ochsagass.

Alles geht uf Sanna sogar d’Kultur : mer han kerzlich erfahra das s’Kino oi  dert ana versetzt werd.
S’Theater “A vendre”esch em Dezamber abgstossa worde uf… Schweighusa!

Unser Sprichwort :  “Hüte dich von den Lothringern”



Stationnement : Une commune « trois papillons »
11 mai, 2016, 11 h 21 min
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papillons



On en débat : Quel stationnement pour le centre-ville ?
11 mai, 2016, 11 h 18 min
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La politique de stationnement mise en place par l’ancienne municipalité avait pour but de répondre à une demande récurrente des commerçants : la disparition des « voitures-ventouses » du centre-ville, autrement dit ces véhicules qui occupent des places de parking toute la journée. Ces voitures appartenaient aux habitants du quartier, à ceux qui travaillent en ville, et parfois même… aux commerçants eux-mêmes.

La mise en place d’arrêts-minute et de la zone bleue a incité les résidents et les travailleurs, mais aussi les clients qui souhaitaient passer du temps dans les boutiques, à se garer sur le parking du Bungert, avec ce constat : on est aussi proche du centre depuis le Bungert, que des caisses des supermarchés quand on est au milieu de leur parking… Plus tard, les parkings du Centre et Saint-Jacques ont été aménagés.

La nouvelle municipalité a choisi d’étendre la zone bleue et de la diviser en deux parties : une zone limitée à 90 minutes, l’autre à 30 minutes. Résultat, les visiteurs occasionnels peuvent être verbalisés pour avoir dépassé les 30 minutes alors qu’ils pensaient en toute bonne foi être stationnés sur une zone bleue à 90 minutes, telle qu’elle existe partout en Europe.

Ne pas gâcher le plaisir

Plus globalement, la politique de verbalisation a fait son effet : seuls les derniers récalcitrants et les visiteurs de passage se font encore piéger… Mais de l’avis de certains commerçants, les effets pervers se font sentir avec une désaffection du centre-ville. La zone bleue et les arrêts-minute seraient une bonne chose pour les achats rapides (boulangerie, presse…) mais nuiraient au « shopping plaisir », celui pour lequel le plaisir est justement dans la flânerie. Or ce plaisir est gâché par la notion de temps limité. Quel commerçant n’a jamais entendu « je n’ai pas le temps, je risque de me prendre un PV » ? Du coup, les commerces liés au bien-être souffrent plus que les autres.

Quelles solutions apporter ? La réponse simple n’existe pas et c’est bien là l’enjeu d’une réflexion plus globale à laquelle pourraient être associés élus, commerçants, habitants du quartier, voire spécialistes de l’urbanisme extérieurs à Thann.

La question du déplacement urbain à vélo est une des pistes à soulever afin de réduire le nombre de voitures en ville. Le cheminement entre le parking du Bungert et les commerces pourrait être repensé, tout comme la communication, notamment celle portant sur les lieux de stationnement gratuits. Un marquage au sol différenciant les deux durées de zones bleues éviterait toute confusion. Un macaron spécifique pour les habitants du centre et une extension du parking St Jacques seraient-ils pertinents ? Autant de pistes qui pourraient être étudiées et, au sein d’une commission mixte de travail, pourraient bénéficier des idées et des expertises de chacun. La proposition est lancée…



Stationnement : le saviez-vous ?
11 mai, 2016, 11 h 13 min
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Dans les communes de moins de 10000 habitants, l’intégralité des montants des amendes est perçue par l’Etat. Celui-ci reverse indirectement une partie de ces sommes dans le cadre de travaux entrepris par la commune, mais même cette dotation aléatoire prend fin cette année.

Autrement dit, la Ville paye les policiers municipaux et leur nouveau matériel électronique pour  verbaliser les Thannois, les touristes et les clients des commerces, mais ne perçoit qu’une partie des recettes et ne touchera bientôt plus le moindre centime.



Le numéro 2 est là !
7 mai, 2016, 10 h 10 min
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Le Bangard nouveau est arrivé ! On commence la distribution sous le soleil ce week-end et on met le blog à jour en début de semaine.



Liberté d’expression ?
12 décembre, 2015, 14 h 07 min
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Si on en croit le Conseil municipal d’hier soir, notre journal n’a pas été du goût du Maire. Il a a passé la totalité de la séance à dénigrer notre liberté d’expression, a parlé de journal « stérile » et de « désinformation » et a attaqué personnellement les conseillers Nicolas Morvan et Marie Baumier-Gurak.
Loin d’être stérile, Le Bangard est au contraire un terreau sur lequel peut pousser la réflexion et la citoyenneté. Et si M. Luttringer et sa garde rapprochée n’ont pas supporté la critique, les Thannois ont quant à eux bien compris l’intérêt de notre journal et de nos propositions. Preuve en est les nombreux messages et encouragements reçus.
La suite dans le n°2 !



Lamentations…
29 octobre, 2015, 11 h 27 min
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lamentations


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